lundi 9 septembre 2013

Espace Scipion, Brigitte Du Merac


Septembre à Paris …
La rentrée des classes, le retour au travail, les trajets en métro et la cohue des quais de RER…. Mais
aussi la douceur floutée du soleil d’automne filtré par l’or et l’ambre des feuillages, le plaisir de savourer
ses dernières caresses à la terrasse d’un petit café…
Quatre artistes, BRIGITTE DU MERAC, MIREILLE BOIGEOL, ANNE-LAURE CHARLIER et JEANLUC HENRI ont accepté de partager l’Espace Scipion et de conjuguer leurs talents de peintre,illustrateur, céramiste et photographe. Pour vous. Pour fêter cette rentrée et lui donner le charme des retrouvailles. …

'Espace Scipion, ancien Hôtel Particulier, 

13 au 30 septembre 2013

Vernissage : LUNDI 16 SEPTEMBRE à partir du 18h

ESPACE SCIPION
13 rue Scipion 
75015 PARIS

Métro : Gobelins

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01 40 27 44 51


"Figurative, la peinture de BRIGITTE DU MERAC l’est avec évidence. Mais au-delà de la transcription personnelle d’un lieu, d’une ambiance, d’unesaison, il y a plus encore. Quelque chose d’indicible et d’indéfini qui parle aussi des odeurs, de la subtilité de l’air, de sentiments et de réminiscences. Le plus souvent peintes sur le motif, ses toiles riches en couleurs, lumineuses, vibrantes, portent en elles l’harmonie intime de l’artiste qui, toute au bonheur de peindre, aime partager ses rencontres et
ses émotions. Elève à la Grande Chaumière, lauréate de la Fondation Taylor, Brigitte DU MERAC signe avec élégance et détermination de magnifiques séries d’huiles, de gouaches, d’encres, où la foule, toujours, pactise avec une possible échappée, l’imagination avec la vie.

Après une carrière de designer en création textile, MIREILLE BOIGEOL,, diplômée des Arts Décoratifs de Bruxelles, s’oriente vers l’illustration. Héritière consentante de DUBOUT, KIRAZ ou SEMPE, elle frôle la bande dessinée pour s’inventer un style tout à fait personnel fait de minuscules collages, de fragments de journaux rehaussés d’encres et de pastels. Un style tout en poésie et en tendresse, où la précision devient acuité, le détail, caricature et notre banalité source d’étonnement et
d’amusement. Ses oeuvres font sourire autant qu’elles émeuvent tant on devine, sous certains de nos comportements partagés, la fragilité et le doute, petites faiblesses et envies inavouées.

La terre, ANNE-LAURE CHARLIER ne cesse d’avoir envie et plaisir de la pétrir, de la modeler, de la tourner. La jeune artiste, autodidacte, saute le pas en 2010, rompt avec ses activités de travailleur social et suit une vraie formation professionnelle avant d’ouvrir son propre atelier dans la région de
Nancy. Ses « fantaisies utilitaires », bols, mugs, vases, allient la douceur fine de la porcelaine à un univers graphique espiègle et cajoleur. Elle dit aimer que le bol du matin puisse égayer le quotidien et raconter une histoire et pour cela, revisite certains thèmes chers à l’enfance ou, comme pour cette exposition, directement inspirés de l’imagier parisien.

JEAN-LUC HENRI quant à lui se rangerait plutôt dans les « voleurs d’instants ». Voleur de sourires, de complicités ou d’absences, d’indifférences. Il photographie à l’improviste mais sans se cacher:
portraits, habitudes urbaines, nouveaux usages, moeurs cryptées…multipliant les témoignages, il devient l’ethnologue de ces allers-retours qui rythment nos journées de travail. Mais si Jean-Luc HENRI tente la distanciation amusée, sa connivence avec les sujets choisis transparaît.Dans l’angle de vue, le choix d’un profil, la mise en valeur d’un détail ou la capture fugace d’un beau regard qu’il nous donne à entrapercevoir."

Claudine DUFOUR-MEURISSE



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